Une fois n’est pas coutume, je vous propose de découvrir un artiste qui associe les marques à son travail. Julian Breever joue avec un principe vieux comme le monde mais qui fait toujours son petit effet : l’anamorphose. On peux se demander si l’effet a du sens pour toutes les marques mais l’image donne envie d’être regarder et c’est déjà une bonne chose d’arriver à susciter le désir du regard. Je vous laisse découvrir le talent de cette artiste de la rue en image dans la suite de l’article.
Le fait d'utiliser la rue comme surface d'expression pour promouvoir une marque me rappelle le lancement de la marque de vêtement Ecko Unlimited. Son fondateur Marc Ecko avait donner à tous les SDF de Las Vegas une bombe de peinture, un pochoir du Rhino et une chaussure neuve. Il leur promis la 2ème une fois qu'ils auraient vidé la bombe. C'est ainsi que l'animal s'est fait connaitre !
C’est vendredi, nous avons décidé de regrouper dans cet article plusieurs prises de parole réalisées dernièrement par IKEA et mettre en avant leur point commun.
1/ Création de la garderie pour Homme permettant de se débarrasser de son mari pressé de terminer les courses (en Australie) :
2/ Effet de surprise en entrant dans des toilettes publiques à Milan : un showroom IKEA y est caché :
3/ Cinq colocataires vivent pendant une semaine dans un loft IKEA dans une station de métro parisien exposés au regard des passants :
4/ Donner l’occasion de réaliser une pyjama party et dormir dans un IKEA en Angleterre (massage, film, maquillage, détente…)
5/ IKEA propose de vous louer l’espace de votre table basse utilisé pour mettre en avant leur catalogue.
On comprend bien leur volonté de véhiculer les idées suivantes :
- la créativité de leur meuble au travers de la créativité de leur communication
- le confort apporté par l’ergonomie ou le design de leur produts en les mettant en scène de manière astucieuse
- la volonté de procurer du plaisir aux clients en les mettant au coeur des dispositifs
- agir partout sur la planète en réussissant le défi de « parler » à tous en conservant un esprit local : relayer des scènes de vie que tout le monde connait tout en ayant des prises de vue très concrètes.
Du vrai brand content !
Leur publicité d’anniversaire pour les 30 ans d’IKEA traduit une nouvelle fois l’attention portée au plaisir du client :
Pour finir sur IKEA, à suivre leur arrivée sur le HighTech avec la commercialisation d’un meuble TV intégrant un lecteur blue ray et un téléviseur :
Et un effet d’annonce avec l’appareil photo numérique en carton : Une belle maitrise de leur territoire de communication et une excellent faculté à ré-interpréter en permanence leurs fondamentaux de marque et ainsi rester contemporain !
La consultation d’informations en ligne permet de modifier le comportement d’achat en magasin. Le ROPO (Research Online Purchase Offline) ou ROBO (Research Online Buy Offline) est donc devenu un enjeu capital. L’offre commence à se structurer et les stratégies des différents intervenants deviennent plus claires. Les outils sont nombreux : drive, appli iphone, site mobile, plateforme de deal…
Pour démarrer cet article, ci dessous un graphique présentant les catégories de produits sur lesquels la préparation en ligne d’un achat réalisé in-store est la plus forte :
1/ Adapter son e-commerce et faciliter les problématiques logistiques : le drive
Les chiffres présentés dans l’étude Drive Kantar wordpanel / CAMP1 2011/ PGC Frais LS/ Total France sont intéressantes.
Le succès du Drive aujourd’hui s’explique avant tout par sa capacité à répondre à un réel besoin des consommateurs d’aujourd’hui. De manière générale, les clients les plus attirés par le Drive sont des ménages jeunes, avec ou sans enfants, des grandes villes de province et de classe moyenne supérieure. La majorité d’entre eux cherche justement à gagner du temps en réduisant le temps passé à faire leurs courses, tout en bénéficiant des prix d’un Hypermarché. 38,8 % d’entre eux sont des familles avec des enfants en bas âge et 13,5 % sont de jeunes couples.
Les raisons qui les poussent à se tourner vers le Drive répondent essentiellement à des exigences de souplesse, de rapidité et de flexibilité. Ainsi :
- 89 % d’entre eux ont recours au Drive pour gagner du temps,
- 65 % plébiscitent le fait de pouvoir choisir le moment de faire ses courses, désormais possible à toute heure du jour et de la nuit grâce à Internet,
- 63 % évoquent une tentation moindre qu’en magasin.
A l’heure actuelle, 96 % des clients ayant recours au Drive se révèlent satisfait de ce nouveau mode d’achat. Ils sont 92 % à le recommander à leur entourage. Des chiffres élevés qui devraient très certainement motiver le développement du concept Drive au sein de la grande distribution et l’amener à toucher un nombre toujours plus grand de consommateurs. Le succès de se rapprochement entre virtuel et réel est donc basé sur un apport de service clair et mesurable. A mon sens, le service doit être significatif pour créer l’adhésion.
2/ Proposer un service s’intégrant dans le processus d’achat et ainsi avoir la possibilité de le faire évoluer : les applications « mobile » génératrices de contenus.
En lisant la statistiques ci dessous, on comprend que les enjeux sont lourds : Selon un sondage realisé par Aisle Buyer aux USA concernant les comportements des possesseurs de smartphone à l’intérieur des GSA, 75% d’entre eux changeraient de marque s’ils recevaient une offre commerciale sur leur mobile juste au moment de l’achat (les 25 – 34 ans seraient 82% à changer de marque).
Les propositions de services apportés sont nombreuses et gravitent autour de l’information produit concernant la promotion, la disponibilité du produit, la comparaison de prix, les ingrédients contenus…On retrouve sur ce volet des applications bien pratiques visant à « faire évoluer la préférence de marque » tel que :
- Bonial / les meilleures offres dans votre ville : www.bonial.fr
- Prixing / le comparateur de prix nouvelle génération : www.prixing.fr
Déjà présenté dans un précédent post : http://blog.twid.fr/archives/481
- socloz / mes envies à un clic autour de moi : www.socloz.fr
J’arrête ici les exemples car la liste est longue… L’autre volet pour les applications va être de créer l’intention d’achat avec applications de réductions très incitatives tel que :
- Shopmium / promotions privées dans votre magasin : www.shopmium.com
3/ Le dernier volet est l‘élargissement d’offre actuelle et enrichir son offre global.
C’est le cas d’un acteur tel qu’American Express qui intègre un dispositif de « deal » via mobile et capitalise ainsi sur le positionnement : « facilitateur d’achat ». En intégrant le concept de deal, ils valorisent ainsi un apport de contenu et renforce la proximité avec sa communauté. Le deal devient un outil supplémentaire pour enrichir la relation client et conserver le leadership.
Ce maillon entre la prise d’information virtuelle et la consommation réelle est au coeur des dispositifs. La finalité reste de pouvoir couvrir la prise en charge du client jusqu’à son passage à l’acte. Je pense que l’ambition de devenir le « partenaire shopping au quotidien » est au coeur de toutes les ambitions…Je suis curieux de voir ceux qui réussiront ce défi périlleux. Les modèles économiques sont quasiment tous conçus sur le trafic généré in-store, financé par l’industriel ou le distributeur. L’une des finalités va donc d’être rapidement capable de tracker l’efficacité de la mécanique. Le volet ROI de ces dispositifs fera surement l’objet d’un prochain post. Si vous avez des infos à ce sujet, je suis preneur
Utiliser un faux produit, proposé dans un vrai linéaire, comme support de communication : c’est le pari que fait la marque de bière DB Export pour détourner les consommateurs de vin vers le produit phare de leur brasserie : la DB Export Dry. L’idée est original : faire acheter une fausse bouteille de vin qui donne accès à une réduction immédiate sur un pack de bière. Le client prend la bouteille, l’apporte à la caisse, bénéficie de l’offre et la bouteille repart en rayon. Ils partent du constat que la tranche des 18/25 préfère la bière mais par convenance ou par recherche de statut se détourne de leur boisson favorite pour aller sur du vin. Le pack s’avère être un BRI déguisé ( bon de réduction immédiat ). Ingénieux, non ?
La marque n’en est pas à son coup d’essai en matière d’impertinence. Elle avait déjà réalisé une campagne ridiculisant les consommateurs de vin.
La salon Innorobo qui s’est déroulé à Lyon en Mars 2012 avait attiré notre attention et nous a donné envie d’aborder ce volet et les impacts à venir en terme d’usage et d’assistance.
Nous avons repérés 4 univers du quotidien dans lesquels la robotique semble émerger fortement :
1/ Déplacer
2/ Accompagner/Aider/Assister
3/ Eduquer
4/ Divertir
Déplacer :
On voit apparaitre la tendance des « robots-mobiles » qui peuvent correspondre à des voitures automatisés dans lesquelles la nécessité d’actions humaines pour piloter est de plus en plus réduite ou à des accessoires de mobilité +/- assistée.
C’est le cas par exemple de Cybergo qui est une navette autonome.
Vous pouvez découvrir Cybergo via le film ci dessous :
Un autre exemple : le Winglet de Toyota, une sorte de trottinette intelligente :
Bénéfices conso : L’un des avantages mis en avant pour convaincre est la SECURITE.
Les modes de déplacements robotisés permettraient de limiter les accidents.
Accompagner/Aider/Assister :
Sur ce volet, les exemples sont nombreux…
Le robot vient apporter du « service à la personne » et le décharge de taches « ingrates » telles que le ménage avec les robots « aspirateur » ou les robots « serpillère » tel que Scooba : Ils apparaissent également dans l’entretien du jardin avec le robot « tondeuse » ou autre…
Ces robots exerçant des taches simples sont déjà très démocratisés…en revanche c’est intéressant de les découvrir sur des taches plus élaborées telles que accueillir et renseigner avec le robot FURO ou bien PAPERO qui sera votre assistant ménager, une sorte de majordome robotisé…pratique
Vous pouvez le découvrir FURO via le film ci dessous :
Voilà à quoi ressemble PAPERO :
Pour finir, nous pouvons nous intéresser à PARO, le bébé phoque, animal de compagnie intelligent, visant à stimuler les sensations des personnes âgées et également lutter contre la maladie d’Alzheimer.
Bénéfices conso : les avantages mis en avant sont la FACILITE et la DISPONIBILITE.
Eduquer :
Cette thématique devient de plus en plus forte autour de l’éducation de publics divers.
Un robot tel que ROBOSEM ouvre la voie avec cet écran visant à diffuser des contenus rythmés selon l’analyse de son environnement, une sorte de professeur virtuel :
Les robots visant également à interagir avec les populations « senior », les questionner, les aider à mémoriser, les renseigner, les solliciter…sont en fort développement.
Bénéfices conso : l’avantage mis en avant est la COMPLEMENTARITE.
Divertir :
Ce dernier volet tourne autour du jeu aussi bien à destination des enfants que des adultes. C’est par exemple le cas d’un des référents français au travers du robot NAO de la société ALDEBARAN. C’est un excellent danseur tel que présenté dans la vidéo ci dessous :
Les petits robots pilotés via le smartphone sont également un autre exemple de cette tendance, présenté dans un précédent article. http://blog.twid.fr/archives/1416
Pour terminer sur une note +/- décalée, j’attire votre attention sur les recherches de professeurs néo-zelandais pour créer des robots « prostituées » (source: http://www.7sur7.be) . Selon eux, « cela permettrait de mettre un terme au trafic d’êtres humains dans le monde et diminuerait le risque de violences faites aux femmes. En outre, cela limiterait considérablement le risque de transmission de maladies sexuellement transmissibles étant donné que les robots en questions seraient désinfectés entre deux clients. Mais l’avantage est également d’ordre psychologique. En effet, faire l’amour à des robots ne devraient pas provoquer de sentiment de culpabilité, selon ces chercheurs qui précisent que cela devrait sauver des couples en péril sans mentir ni trahir son conjoint ».
Bénéfices conso : L’un des avantages mis en avant pour convaincre est…LA FACILITE
Cette semaine, je vous propose, une fois n’est pas coutume, de découvrir le travail d’un artiste contemporain qui entretien un lien étroit avec les marques : Alain Bublex.
Alain Bublex est un artiste contemporain né à Lyon en 1961. Après avoir étudié à l’École des beaux-arts de Macon, puis à l’École supérieure de design industriel à Paris, il entre à la Régie Renault en tant que designer industriel. « Je voulais faire des voitures, eux voulaient faire des bénéfices. Nous ne nous sommes pas entendus très longtemps ». Il rejoint alors le monde de l’art.
Son travail vient nous interpeller sur le rapport que les villes et l’urbanisme entretiennent avec les marques. Face à la grisaille de certaines périphéries sont elles les verrues ajoutées à une architecture peu esthétique ou le signe d’une vitalité parfois anarchique mais toujours jaillissante des marques dans la sphère public ?
Et vous, que vous inspire son travail ?
Je profite de ce 100ème article pour remercier la chambre de commerce des Hauts de Seine de nous avoir permis de sensibiliser des chefs d’entreprise à l’importance de l’identité et du design de marque.
Nous avons eu l’opportunité de rappeler en quoi l’identité de marque ou le « branding » permet de résoudre efficacement des enjeux d’entreprises et comment une communication stratégique devient un levier de développement à prioriser.
Les notions de « boites à outils communicantes », « d’idée centrale », « de capacité à se re-penser en permanence », « d’homogénéité des prises de parole » ont pu être parcourues.
Des idées évidentes pour beaucoup d’entre vous mais ça ne fait jamais de mal de les rappeler occasionnellement
L’affiche 2012 de Roland Garros a été présentée la semaine dernière et l’intérêt qu’elle suscite est intéressant. Les commentaires et les articles fusent, le débat se crée et au final la communication passe et impose, à mon sens, Roland Garros comme un championnat qui compte.
La communication sera « adorée » par certains et « détestée » par d’autres mais au final le pari de garder une posture de leader sur sa catégorie en créant de la différence et en sortant du lot n’est il pas gagné ?
Ce phénomène confirme que l’intérêt et l’attachement à une marque nait bien de la créativité qu’elle porte et de sa capacité à émerger vis à vis de sa concurrence.
Vous allez pensez que nous ramenons tout à notre métier…mais on ressent dans cet exemple simple tout le rôle du « design de marque » qui consiste à créer et pérenniser les marques en créant et re-créant en permanence les signes inhérents à leur identité. C’est bien la faculté de la marque à d’un coté, renouveler sa communication afin de s’adapter à notre monde qui évolue (The World Is Dynamic…) tout en, d’un autre, conserver les principes de son identité et les fondamentaux associés à sa marque, qui en fait une marque forte et durable.
Voici le visuel de l’affiche réalisé par Hervé Di Rosa.
D’autres marques ont pris l’habitude de faire travailler des artistes et certains artistes ont même pris goût aux marques. Une célèbre marque d’eau gazeuse, par ailleurs partenaire du tournoi de Roland Garros, en a fait une marque de fabrique et exprime à travers la folie de ses artistes « contributeurs », la folie de sa pétillance. Ici des exemples de Bernard Villemot et Andy Warhol.
Pour en savoir plus, vous pouvez voir le communiqué de presse de la FFT :
Pour commencer cette semaine, je vous propose un petit focus sur la technologie Kinect et les développements en cours et à venir.
La reconnaissance de mouvement a connu un fulgurant succès dans le domaine du jeux. En entrant dans les foyers, les joueurs se sont rapidement appropriés cet environnement et l’ont démocratisé. L’interaction entre l’homme et l’écran via l’analyse des mouvements est devenu naturel et ouvre un champ de développement immense. La technologie Kinect vient amener un nouveau souffle dans de nombreux univers au delà du jeu visant à faciliter notre quotidien. Certaines technologies telles que le « tactile » commencent à être fortement challengée…On pressent donc l’enjeu considérable en voyant l’étendue actuelle du tactile : smartphone, tablette, écran…
Cette technologie vient créer de nombreux terrains d’investigation au niveau de l’ergonomie et de la création de gestes « référents ».
On se souvient de la vidéo publiée par Xbox appelant à la créativité des développeurs informatiques à s’approprier cette technologie. Les perspectives d’élargissement y sont nombreuses.
De l’univers du jeu, cette technologie est naturellement arrivée dans les parcs d’attractions tel qu’en Corée du Sud au Live Park 4D.
Dans l’univers de la distribution, le secteur des distributeurs automatiques commence à intégrer ce type de rapport à la machine.
Ci dessous une vidéo présentant un distributeur interactif, développé par IntuitSense, conciliant tactile et Kinect.
Dans cette même logique, la SNCF a annoncé mi-février l’arrivé d’une nouvelle borne, baptisée KYO, incluant la reconnaissance gestuelle.
Les écrans de télévision sont également enrichis par cette technologie. La TV Samsung ES8000 présentée au CES2012 est un bon exemple.
Pour finir, Apple a annoncé le dépot de brevets autour de la reconnaissance gestuelle et du eyes tracking. Intitulé « Three dimensional Imaging and Display System », le brevet décrit un système apparenté à la plateforme Xbox Kinect de Microsoft qui permettrait le contrôle d’un périphérique sans devoir passer par une télécommande ou manette. A suivre !
Tous nos « sens » sont ainsi sollicité et mis en éveil dans le but de faciliter l’interaction avec notre environnement de travail, de consommation, de divertissement…
Qu’est ce que ça vous inspire ? Excitation ou crainte ?
En cette fin de semaine, je vous propose de nous pencher sur un sujet qui revient souvent dans les conversations aussi bien professionnelles que privées : l’espace ou plutôt l’absence d’espace. Comment aménager un intérieur pour faire cohabiter confort et espace réduit ? Comment communiquer sur une petite surface ? Le design permet souvent d’apporter des solutions ingénieuses pour aménager, clarifier, rendre confortable et lisible des espaces qu’ils soient virtuels ou réels. Découvrez en image trois exemples ingénieux en matière d’architecture d’intérieur, un à Honk Kong et 2 à Manhattan.