L’identité, facteur de discorde ?…facteur de visibilité !

Un article publié sur le site du Nouvel Obs nous apprend que le logo des JO de 2012, réalisé par l’agence anglaise Wolff Olins est sujet à polémique. Comme quoi à une époque ou l’on produit énormément de logos et d’images au risque de ne plus les voir, certains arrivent encore à interpeller, à susciter l’intêret ou tout simplement à être reconnu.

L’Iran a protesté auprès du Comité international olympique (CIO) contre le logo officiel des JO de Londres en 2012, le jugeant « raciste », démarche que le Comité d’organisation de Londres-2012 a qualifiée lundi 28 février de « surprenante ».

Selon Téhéran, on pourrait lire dans le logo le mot « Zion » (Sion, en anglais), un terme qui désigne la cité de Jérusalem, capitale de l’Etat juif, dont la République islamique d’Iran récuse l’existence. a rapporté lundi l’agence de presse ILNA.

Ce logo multicolore, déjà très controversé pour diverses raisons depuis qu’il a été dévoilé en 2007, intègre notamment les chiffres « 2012″ d’une manière stylisée qui pourrait permettre de les lire comme les lettres Z, I, O et N, selon le Comité olympique iranien.

« L’utilisation du mot Zion pour élaborer le logo des jeux Olympiques 2012 (…) est un acte totalement révoltant« , a affirmé le président du Comité olympique iranien Mohammad Aliabadi, dans une lettre au président du CIO Jacques Rogge citée par ILNA.

« Malheureusement, nous voyons tous que les prochains jeux Olympiques font face à un grave défi (…) provoqué par l’esprit raciste de certains », a ajouté Mohammad Aliabadi.

« Affecter la participation aux JO de plusieurs pays »

Si le CIO « ne prend pas des mesures pour résoudre cette question, cela pourrait affecter la participation (aux JO) de plusieurs pays, dont celle de l’Iran qui insiste sur un certain nombre de principes et de valeurs« , a ajouté Mohammad Aliabadi dans sa lettre à Jacques Rogge.

« Le logo de Londres-2012 représente l’année 2012 et rien d’autre. Il a été lancé en 2007 après des tests et des consultations et nous trouvons surprenant que cette plainte soit faite maintenant », a réagi un porte-parole du CIO de Londres-2012.

Le logo des JO de Londres avait déjà suscité un flot de critiques notamment pour sa laideur et pour son coût qui aurait avoisiné les 400.000 Livres (environ 650.000 dollars).

Les organisateurs l’ont défendu en affirmant qu’il était « moderne, audacieux et souple », et à même de plaire aux jeunes.

Et vous qu’est ce que cela vous inspire ?

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5 Responses to L’identité, facteur de discorde ?…facteur de visibilité !

  1. AL says:

    Moi je le trouve difficilement lisible. Et dire que ce logo a dû être validé à des dizaines de niveaux! Y en a pas un qui a dit ‘oulala, arrêtez tout!’ Sinon, je ne vois pas de ‘Zion’ même en louchant.

  2. Stefccc says:

    En tout cas, bravo à Wolff Olins.
    Arriver à refourguer ce truc à 400 000 £ c’est du haut « vol »……
    Sinon on peut y voir Zion si on est un peu parano….

  3. CL says:

    C’est tout simplement hideux et ça cela saute au yeux! Comment a-t-on pu en arriver là, c’est incompréhensible ou tout simplement du haut vol comme le dit Stefccc! Quand à lire « zion » dans ce fatras, c’est du délire. En médecine, il y a un nom pour ceux qui ont la maladie de la persécution. Cela se soigne, parfois.

  4. olivier B. says:

    on peut faire dire ce que l’on veut à une image.
    En toute franchise, quand j’ai vu l’image, je n’ai pas vu « Zion » ni « 2012″, mais j’ai pensé à une… croix gammée !!!

    comme quoi, tout est affaire de perception !

  5. On ne peut pas dire en effet que ce logo soit un exercice d’esthétique et de symbolique de « haut vol » (pour reprendre le jeu de mots).
    Ce qui est désolant c’est que les contraintes politiques et logistiques de ce genre d’organisation amènent à choisir un « PPDC » (plus petit dénominateur commun) qui ne prend aucun risque symbolique (donc aucune audace, désolé messieurs les organisateurs) : logo olympique, année, lieu, + une couleur menthe bien anglaise, basta.
    L’argument de « souplesse » est malheureusement bien réel dans ce type de problématique mais quelle désolation que cela devienne la justification principale du choix ? C’est une des contraintes indispensables d’un logo et non une qualité remarquable !

    Le cas similaire vient de se produire à Marseille avec le logo « Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture ». Après un appel d’offres infructueux car reposant sur un cahier des charges trop flou, non approuvé par les décideurs en amont, 100 cabinets ont planché pour rien. Finalement, après une embauche de créatif en interne pour « plus de souplesse » (ça vous dit quelque chose ?) la montagne a accouché d’une souris informatique :
    http://www.frequence-sud.fr/img/actu/logo_2013.gif

    Un logo sans symbolique, sans esthétique particulière (mais Londres est difficile à égaler quand même), dont la principale qualité vantée lors de sa présentation en mars a été « sa capacité de déclinaison sur tous les types de supports ».
    Politique et logistique, nous y voilà.
    Le drame est que le logo de la « candidature » initiale était une réussite et avait été vraiment adopté sur le territoire.
    http://www.espace-creation-prod.com/Art/images/logo-marseille2-2013.gif

    Sans préjuger de la réussite de l’événement -que je souhaite ardemment- voilà un épisode apparemment anodin qui représente une occasion manquée de mobiliser favorablement autour d’un événement à vocation populaire et de valoriser « visuellement » la dynamique du territoire.
    …Ce qui devrait finalement être, devant la souplesse ou l’inocuité politique, les deux ambitions premières de l’identité visuelle d’un événement territorial.

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